Infirmier devient expert local

Infirmier en chef Patrick Ngaboyeka Baderha a suivi au moins 15 cours de formation par l’intermédiaire de Médecins Sans Vacances et transmet désormais ses connaissances en tant qu’expert local. “Devenir infirmier est une vocation. Nous faisons ce que nous pouvons avec les ressources qui sont disponibles.”

Électrocardiogramme

Nous avons un entretien avec Patrick Ngaboyeka Baderha, qui travaille depuis 6 ans en tant qu’infirmier du bloc opératoire à l’hôpital général de référence de Nyantende, située à une demi-heure de route de Bukavu, la capitale du Sud-Kivu, en RD Congo.

Patrick Ngaboyeka Baderha y est le responsable des soins intensifs et des soins infirmiers aux urgences. Pendant 5 ans il a suivi bon nombre de formations via Médecins Sans Vacances, en chirurgie de base, soins intensifs et soins infirmiers en salle d’opération. “ Je suis très reconnaissant pour tout ce que j’ai pu apprendre. Mes compétences sur le plan de la stérilisation des instruments chirurgicaux, du tri et du suivi des patients, des techniques de réanimation avec et sans appareil, etc., ont grandies énormément. Nous avons reçu un appareil ECG (électrocardiogramme) et une formation sur son mode d’emploi correct. C’est ce dont je suis responsable maintenant.”

Aide urgente

A son tour, en tant qu’expert local, il échange les compétences acquises avec des collègues d’autres hôpitaux. Il a, par exemple, passé 2 semaines à l’hôpital de Mubumbano, situé à une cinquantaine de kilomètres. ” Dans le passé des patients avaient parfois besoin de soins urgents que nous n’étions pas capables d’administrer de manière appropriée. Désormais, nous organisons les soins intensifs d’une manière différente, ce qui signifie que moins de personnes meurent.”.

Manque d’équipement

Bien que Patrick exprime sa gratitude, les défis restent chaque jour très importants, en particulier le manque d’équipement approprié est pressant. “Nous pouvons actuellement accueillir 10 personnes en soins intensifs. En fait, tous les 10 ont besoin d’un moniteur pour les suivre de manière adéquate. Mais nous n’en avons que 2. De plus, nous n’avons que 2 concentrateurs d’oxygène qui fonctionnent. Donc, si 5 patients ont besoin d’oxygène, nous ne pouvons en aider que 2.”

Faire ce qu’il faut

Malgré ces circonstances très pénibles, Patrick continue à espérer : ” Devenir infirmier est une vocation” dit-il en riant. “Par moments c’est très lourd, pourtant ce serait impensable pour moi de ne pas le faire : j’ai toujours voulu soigner des patients. ».

La propagation de la pandémie du covid vers le Sud, fait monter l’incertitude.

« En tant qu’infirmiers en soins intensifs, nous sommes sûrs de nous retrouver en plein dedans. L’approche de cette nouvelle maladie n’est pas encore tout à fait à point. Mais il va de soi que nous allons nous engager pleinement pour faire ce qui est nécessaire avec les moyens à notre disposition.”

Texte: Ann Palmers

 

 

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