Des volontaires bien préparés grâce à des spécialistes en médecine tropicale

Emmanuel Bottieau, interniste et expert en maladies infectieuses, donne cours, depuis 10 ans déjà, à des médecins et des soignants de Médecins Sans Vacances avant leur départ.

J’aime faire cela. Les volontaires sont très enthousiastes et ont soif d’apprendre. Cela se sent.

Passion pour les tropiques

Ce fut une année chargée pour Emmanuel Bottieau, chef du département Médecine Tropicale à l’IMT d’Anvers, car depuis un an, il fait partie de la task force belge pour le traitement des patients covid. “Les maladies infectieuses ne sont reconnues comme spécialité que depuis cette année, grâce au covid en fait”, explique-t-il entre-temps. Cet homme sympathique aime prendre du temps pour Médecins Sans Vacances ; « Nous partageons une passion pour les tropiques. Je vais volontiers à Malines ou à Bruxelles pour parler avec les volontaires. Ils ont une grande expérience pratique et je connais les aspects scientifiques. Ainsi, nous nous complétons. » Avec son collègue Steven Van Den Broucke, il donne depuis 10 ans, sur base régulière, une demi-journée de cours sur les maladies infectieuses tropicales à des groupes de quinze à vingt médecins ou soignants avant qu’ils ne partent en mission.

Malaria, diarrhée, TBC

Ces formations sont nées de la demande spontanée des volontaires pour mieux se préparer à leur travail dans les hôpitaux partenaires. Depuis lors, ces formations sont organisées sur base structurelle 3 à 6 fois par an (hors covid).

Le contenu des cours est centré sur les formations au diagnostic et au traitement des symptômes et pathologies les plus fréquents dans les régions tropicales, comme par exemple la malaria et la diarrhée. Les affections de la peau avec ulcères ou autres blessures sont fréquentes tout comme la tuberculose et les infections des voies respiratoires qui, chez les enfants, mènent souvent à une hospitalisation.

Des conversations passionnantes

“Les méthodes de diagnostic et de traitement évoluent constamment. Une bonne mise à jour sur les progrès scientifiques s’impose tous les trois à quatre ans. Au cours d’un tel cours, nous donnons un aperçu des causes et de la manière dont ils peuvent au mieux traiter les patients. Nous discutons des cas difficiles et échangeons des connaissances. Ce sont souvent des conversations passionnantes d’où je tire des anecdotes pour mes autres cours. Il y a bien sûr sur place des médecins locaux qui ont ces connaissances mais c’est quand même mieux que les volontaires manient déjà un raisonnement analogue. Cela facilite l’échange de connaissances. De plus, les moyens diagnostiques en Afrique subsaharienne diffèrent souvent totalement des moyens mis en œuvre en Europe. Il n’y a pas de CT-scan ou d’IRM. J’essaye de leur enseigner une bonne approche peu exigeante en moyens.”

Retour dans le même hôpital

L’Institut de Médecine Tropicale a démarré un projet à Kimpese dans la province du Bas-Congo. “Médecins Sans Vacances y a aussi un hôpital partenaire. J’espère donc lors de ma prochaine visite rencontrer des volontaires. Chez Médecins Sans Vacances, les volontaires se rendent plusieurs fois dans le même hôpital et travaillent à long terme, ce que j’apprécie beaucoup. De cette manière, un lien peut se créer entre eux et le personnel. Cela profite assurément à la durabilité. ”.

Texte: Ann Palmers

 

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