Expert en hygiène hospitalière transmet ses connaissances

Christian Balolebwami a lui-même suivi d’innombrables formations organisées par Médecins Sans Vacances et transmet aujourd’hui ses connaissances à différents hôpitaux en RD Congo et au Burundi. “Les problèmes sur le terrain sont énormes. Mais malgré un budget limité, Médecins Sans Vacances réussit à obtenir de grands résultats”.

Appris beaucoup

A peine les études d’infirmier terminées, Christian Balolebwami, est entré en contact en 2005 avec les premiers volontaires de terrain de Médecins Sans Vacances qui travaillaient à l’hôpital de Ciriri dans le Sud-Kivu en RD Congo. « A l’époque, il s’agissait d’équipes mixtes de chirurgiens, de gynécologues, d’infirmiers/ères et d’anesthésistes. Comme je travaillais en salle d’opération, j’ai eu la chance de pouvoir suivre de nombreuses formations. J’y ai appris beaucoup. ».

Tout en étant à Ciriri, il a commencé à organiser des missions locales dans d’autre hôpitaux du BDOM, dont certains sont partenaires actuellement à Médecins Sans Vacances (Monvu, Katana, Nyantende,Mubumbano etc.) , il a suivi des cours de santé publique à Bukavu et au Rwanda ; où il a reçu un diplôme de licence en gestion et planification de programme de santé.

Maria Masson à l’époque directrice du BDOM, l’a chargé du suivi de toutes les missions de Médecins Sans Vacances dans les 7 zones de santé sur 11 zones sous sa responsabilité“ 5 ans plus tard. Toujours curieux d’apprendre, il a suivi plus tard un stage d’observation à Tournai, en Belgique.

Hygiène Hospitalière défaillante.

“ Lors de ces premières missions, il était frappant de constater combien les volontaires belges rencontraient de difficultés dans leur travail en raison du manque d’hygiène hospitalière et les soins infirmiers des bases.  Les déchets n’étaient pas triés, traînaient même dans la cour de l’hôpital et déchargés quelques fois dans les fosses septiques ; la stérilisation n’existe presque pas, Cela m’a amené à me concentrer davantage sur l’hygiène hospitalière et la gestion des hôpitaux.” En tant qu’expert, Christian a voyagé dans la région pendant plusieurs années et a formé des techniciens à la stérilisation des instruments dans le cadre de Jenga Maarifa.

Gestion d’eau et de déchets

Le travail de Médecins Sans Vacances signifie énormément pour lui. “Avec un budget relativement modeste, l’impact est grand au niveau de la région. En tant que superviseur, j’ai appris comment faire une analyse mathématique des résultats des soins obtenus, en évaluant aussi bien les indicateurs qualitatifs que quantitatifs. De cette manière, j’ai pu apporter un soutien approprié aux hôpitaux de la région.

Médecins Sans Vacances a également évalué le matériel médical utilisé et a aidé à établir les priorités, par exemple en ne demandant pas de couveuse s’il n’y avait pas assez d’électricité disponible, car au final elle ne servirait à rien.

En plus, l’échange d’expériences, le renforcement de capacités pendant plusieurs années ont permis aux hôpitaux partenaires a médecins vacances d’être plus performant. Actuellement ces hôpitaux sont référent en termes de qualité  et sont devenus des hôpitaux des formations pour d’autres de la  province.

Personnellement, je suis encore à la recherche d’une formation supplémentaire en gestion de l’eau, car il y a encore beaucoup d’hôpitaux qui utilisent de l’eau souillée. Notre communauté utilise une eau morte.  Je voudrais également approfondir les cours de santé publique. A certains endroits, l’hygiène hospitalière s’est améliorée mais cela reste un grand défi surtout dans mon pays comme la RDC.

Résultats visibles

“Les résultats obtenus par Médecins Sans Vacances sont visibles à bien des égards : certains hôpitaux comptaient auparavant huit femmes qui mouraient en couchant chaque année. Ceci est désormais une chose du passé. Les taux de mortalité infantile et maternelle ont chuté de façon spectaculaire.

Auparavant il n’y avait aucun hôpital au sein de BDOM qui possédait de l’imagerie médicale à des fins de diagnostic, même pas à Ciriri. Maintenant, si. Ils ne disposent pas uniquement du matériel approprié mais sont aussi capables d’une bonne analyse et du suivi. En outre, des techniciens hospitaliers sont formés pour réparer correctement cet équipement médical. La valeur ajoutée est énorme. Le nombre de chirurgiens, infirmiers, et autre catégorie dans les hôpitaux partenaires ont également augmentés et de grands progrès en matière d’hygiène ont été accomplis.

Je ne peux que souhaiter que cette évolution se poursuive de cette façon et qu’elle s’étende à d’autres structures de la Division provincial de santé, comme c’est le cas au Burundi. Selon la possibilité travail en consortium avec d’autres partenaires pour élargir le projet dans les coins rouges de la RDC.

Texte : Ann Palmers

 

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