La sincérité lors de notre départ.
La sincérité lors de notre départ.
L’hôpital de Kabgayi est un hôpital de 400 lits situé proche de la ville de Gitarama sur la route de Butaré. Notre mission d’urgence a de nombreux objectifs et nous allons prendre plaisir à travailler avec eux pendant un période de 15 jours.
L’accueil est dans les premiers jours de notre mission un peu plus froid qu’au pays des hommes intègres et puis…le personnel se révèle …
Le service des urgences est tenu de mains de maître par le docteur Pierre, homme âgé avec des qualités humaines impressionnantes…il soigne mais prend le temps de communiquer avec les patients, les familles, les personnes âgées ; nous prenons souvent le temps de discuter de nos vies, de la famille éloignée, de l’histoire… le service est également dynamisé par une équipe d’infirmièr(e)s remarquable pour la plupart, elles sont motivées et souriantes et font de notre séjour un vrai moment de bonheur.
Les urgences sont nombreuses avec comme pathologies principales les affections respiratoires, la tuberculose et le HIV, la malaria, les accidents de la route…
Le service est impressionnant et on se rencontre de l’évolution de la médecine d’urgence dans cet hôpital depuis la présence de MSV : transmission des patients, examen clinique de chaque patient, prises de paramètres et surveillance des patients, dossiers médicaux et infirmiers complets…
On peut encore améliorer le service sans se fixer nos objectifs trop hauts : le triage des patients est fondamental, l’examen clinique peut être encore amélioré, l’hygiène est primordiale ainsi que la gestion du matériel.
Des images vont me rester gravées : cette jeune fille accidentée de la route sauvée par une chirurgie précoce, ce transfert de cet enfant qui me tient ma main, et surtout …surtout ces larmes, ces poignées de mains, cette sincérité lors de notre départ.
Je me dis toujours en prenant l’avion lors de notre retour… sera-t-il encore possible de revenir voir toute ces personnes et cette population en détresse, je suis à quelques semaines de mon atterrissage et j’ai déjà cette volonté de repartir, de consacrer un peu de mon temps à cette population pauvre mais riche, de donner un peu de moi pour améliorer le quotidien de toutes ces personnes:
Merci à Frédéric pour cette expérience en espérant que tu replongeras dans ce combat
Merci à Dominique, Maureen et Florian
Merci à Médecins sans vacances





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