Horaires,
Horaires,
Aha..., j'entends qu'il neige et qu'il fait froid en Belgique :-). Ici, il fait délicieusement chaud, le soleil des tropiques met tout le monde de bonne humeur aujourd'hui. Quand je suis arrivée dans le quartier des femmes, les patientes se sont mises à danser pour moi. C'était super.
Je vais essayer de mettre des photos sur ce blog sans savoir si cela va ou non marcher
J'essaye de passer systématiquement toutes les disciplines en revue et d'un peu travailler avec elles. Dès que j'arrive à l'hôpital, elles m'accueillent en criant " mzumbu" ce qui veut dire : " soyez la bienvenue ! aidez-nous ! venez chez nous ! " Le personnel infirmier fait également en sorte d'être le plus possible près de moi et il m'inonde de mille et une questions. Je pourrais sans problème remplir mon agenda pour une année avec des choses à faire qui toutes sont urgentes.
Heureusement, il y a ici, quelque chose comme une sorte de rythme africain :-) ce qui m'autorise de temps en temps un moment de répit.
J'ai constaté qu'ici par rapport à l'année dernière de très nombreuses choses ont changé. Nos missions donnent des résultats ! (même si on a parfois l'impression que c'est une sorte de procession d'Echternach...)
J'ai vu ce matin une patiente qui a fait une rechute. L'année dernière, elle était ici également et elle me connaissait encore. Elle est venue s'asseoir près de moi et a commencé à me raconter ce qui c'était passé au cours de l'année écoulée et ce qui avait concrètement changé dans sa vie. Elle a accouché en cours d'année de son 5ème enfant et s'est régulièrement présentée chez le médecin pour un suivi médical et pour rencontrer un psychologue. Elle avait compris l'importance pour elle de continuer à prendre ses médicaments et tout allait pour le mieux. Mais hélas, son mari vient de décéder... ce qui a eu entre autre comme conséquence qu'elle a du interrompre son traitement et qu'elle doit à nouveau être hospitalisée. Actuellement, l'équipe est occupée à charger une solution pour qu'elle puisse à nouveau organiser sa vie et s'assurer des moyens financiers pour tout supporter.
Peut-être devrait-elle suivre une formation de couturière ou une formation analogue... C'est fantastique de constater combien chacun s'investit pour trouver une solution. Je suis convaincue que je pourrai un jour vous raconter la suite de cette pénible situation.
Gros bisoux,
Véronique.






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