De nouvelles jambes grâce aux Médecins Sans Vacances.

Jul 302009

De nouvelles jambes grâce aux Médecins Sans Vacances.

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Gaspard après l'intervention.Un garçon de treize nous apprend une belle leçon de sagesse.

Gaspard avait vraiment toutes les raisons d’être terriblement malheureux. Souffrant d’une terrible malformation au niveau des jambes, il n’a jamais pu marcher.

Pour se déplacer, il s’aidait de ses fesses. Il avait perdu l’espoir de mener un jour une vie normale.

Gaspard n’a pourtant jamais baissé les bras. Il faut dire qu’il a une énergie vitale formidable.

Nos médecins et infirmiers bénévoles l’ont pris en charge et traité au mois d’octobre, lors de leur mission au Burundi, à l’hôpital d’Ijenda. Gaspard était le petit espiègle de service et le soleil de la maison. Ses éclats de rire étaient contagieux. Pourtant, à l’époque, il était sur le point de perdre ses deux jambes !

L’amputation était en effet la seule façon de permettre à Gaspard de marcher un jour. Estropié comme il était, il ne pouvait absolument pas se déplacer normalement. Après l’amputation, il pourrait porter des prothèses et ainsi apprendre à marcher, pour la première fois de sa vie !

L’intervention s’est parfaitement bien déroulée. Tout le monde s’attendait à ce que Gaspard soit refermé sur lui-même à son réveil, car perdre ses deux jambes – même si elles étaient affreusement déformées – est une expérience terriblement traumatisante.

Mais à son réveil, Gaspard a adressé le plus beau des sourires à l’infirmière et aux trois enfants debout autour de son lit. « Grâce au mzungu (le "blanc"), j’ai de nouvelles jambes, a-t-il expliqué avec enthousiasme. Je vais maintenant pouvoir apprendre à marcher, et aider, moi aussi, d'autres personnes et les rendre heureuses. »


Ce fut un moment plein d’émotions. Le courage, la joie de vivre et la gratitude de Gaspard ont fait une forte impression sur notre équipe. 

Au Burundi, il n'y a que 2,5 médecins pour 100.000 habitants. La plupart des Burundais n’ont pas les moyens de payer leurs soins de santé et d’ailleurs, souvent, ils n’y ont même pas accès. Ils dépendent donc malheureusement toujours de l'aide de nos médecins bénévoles, les ”mzungu” (les blancs), comme Gaspard nous appelle.

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