Qu’est-ce qu’un duo-legs ?
Comment fonctionne le « duo-legs » ?
Le « duo-legs » trouve son origine dans l’article 64, alinéa 2 du Code des Droits de succession. Il stipule que l’on peut préciser dans un testament que la personne X reçoit un legs, exonéré de droits de succession, à la condition que la personne Y reprenne la charge de paiement des droits de succession de X. L’avantage du « duo-legs » se situe au niveau de la différence de droits de succession que paie une personne privée (jusqu’à 65%) en comparaison avec MSV (8,8% en Flandre et 12,5% dans la Région de Bruxelles capitale).
Un exemple :
Staf G., de Gand, a 65 ans et est veuf. Il n’a pas de famille. Par testament, il lègue 25.000 euros à son ami Leo B. Avec un legs ordinaire :
Staf G. lègue 25.000 euros à Leo B. et rien à MSV. Lors de la cession après son décès, l’héritage est partagé comme suit : | Partie avantagée | Leo B. | MSV | L’État |
| Legs brut | 25.000 € | 0 € | |
| Droits à payer | 11.250 € | 0 € | 11.250 € |
| Avantage net | 13.750 € | 0 € | 11.250 € |
Avec un duo-legs :
Staf G. lègue 15.000 euros à Leo B. et 10.000 euros à MSV (qui paie tous les droits de succession)
| Leo B. | MSV | l’État | |
| Legs brut |
15.000 € | 10.000 € | |
| Droits à payer | |||
| a. sur 15.000 € x 45% | 6.750 € | 6.750 € | |
| b. sur 10.000 € x 8,8% | 880 € | 880 € | |
| Avantage net | 15.000 € | 2.370 € | 7.630 € |
Dans cet exemple, Staf G. peut léguer un montant plus important à son ami ET faire un don à MSV.
Dans tous les cas, pour ne léser aucune des parties, la technique du « duo-legs » est un travail sur mesure, avec parfois des calculs complexes. Consultez toujours votre notaire.





